J'allume mon poste de télé pour admirer ce qu'il se passe, un milliardaire s'envoie en l'air toute l'atmosphère pour voir l'espace. J'troque son bol d'air et sa cuillère contre un p'tit verre sur ma terrasse. J'en ai ras le bol de tout ce béton j'ai la folie des grands espaces. Mais qu'est ce qui se passe dans nos p'tites têtes? on s'entasse tous comme des sardines. Dans les grosses boîtes que l'on conserve le p'tit poisson doit suivre sa ligne...
Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline, vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison. J'préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur, et si le blé m'file du bonheur je me ferai p't'être agriculteur.
Y'a trop de feux rouges dans les grandes villes j'ai préféré me mettre au vert. J'ai plus de bonheur à vivre en paix que d'admirer au fond d'un verre. Jboirais l'eau saine de mon ruisseau plutôt que l'eau sale du fond de la Seine, chargée en plomb et en histoire que la surface ne laisse plus voir.
J'ferai des bornes pour m'éloigner pour me retrouver face au miroir, juste une seconde de vérité pour qu'mon passé coule sous les ponts. J'ferai des bornes pour m'éclipser pour me retrouver face à que dalle, juste une seconde de vérité pour contempler ce qu'on est tous.
Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline, vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison. J'préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur, et si le blé m'file du bonheur je me ferai p't'être agriculteur.
Ca fait longtemps que j'n'ai plus vu ce coin d'soleil à l'horizon, ça fait longtemps que j'l'attendais la p'tite lueur de la raison. Une p'tite chanson au clair de lune pour réchauffer le c½ur de pierre. Le grand retour à l'essentiel. Le feu de bois éclaire le ciel...
La mélodie de la nature reprend ses droits sur la folie ; c'est toute la vie qui nous observe que l'on oublie au fil du temps. La mélodie, celle de la vie que l'on consume à chaque instant.
Tous nos acquis s'écrasent au sol et j'ai choisi la clef des champs...